Objectif 15 : Vie terrestre

L'industrialisation, l'urbanisation et les pratiques agricoles non durables, entre autres, contribuent à une désertification et à une contamination massives des sols. Aujourd'hui, deux milliards d'hectares de terres sont dégradés, ce qui entraîne l'extinction d'espèces, affecte la vie de 3,2 milliards de personnes et a un impact direct sur le changement climatique. Pour parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres, l'objectif 15 consiste à lutter contre la désertification et à restaurer les terres et les sols dégradés.


« Une nation qui détruit son sol se détruit elle-même. Les forêts sont les poumons de notre pays, elles purifient l'air et donnent une force nouvelle à notre peuple. »

Franklin D. Roosevelt
ancien Président des États-Unis d'Amérique.

La dégradation des terres affecte 3,2 milliards de personnes : soit près de la moitié de la population mondiale (7,8 milliards)


Chez Veolia Water Technologies, notre expérience dans la réhabilitation des sols et des nappes phréatiques remonte au début des années 1980, lorsque nous avons commencé à concevoir et à exploiter des méthodes de décontamination. À ce jour, nous avons fourni des solutions de traitement à plus de 100 clients dans 10 pays pour restaurer et sauver leurs sols.

Traiter la contamination des sols héritée de la guerre du Vietnam

En plus de dix ans, les forces armées américaines ont pulvérisé 80 millions de litres d'un puissant défoliant, appelé agent orange, sur le sol vietnamien.

Cette guerre herbicide a détruit les forêts et les plantations et ses conséquences ont perduré bien après la guerre, car le défoliant est entré dans le cycle de l'eau, dans la chaîne alimentaire, et finalement, dans l'organisme de la population.

Pour y remédier, le ministère vietnamien de la Défense et l'Agence américaine pour le développement international (USAID) ont lancé en 2012 un projet visant à traiter 87 000 mètres cubes de sols et de sédiments sur l'aéroport de Da Nang. Cette ancienne base aérienne militaire est un hotspot de pollution par la dioxine, les États-Unis ayant utilisé le site pour le stockage et la manipulation du produit chimique.

L'entreprise américaine TerraTherm (appartenant désormais au groupe Cascade) a fait équipe avec nous afin d'utiliser la meilleure technologie disponible pour respecter les critères de dépollution. Le procédé, dit de « remédiation », consiste à chauffer le sol à 335 °C pendant plusieurs mois de façon à dégrader les dioxines ou à les évaporer en vue de les extraire et de les traiter.

Le choix de la désorption thermique « en piles » (en tas) a permis, en seulement 20 mois, d'obtenir les meilleures performances avec le plus faible impact environnemental. Après décontamination, le sol sain et régénéré a été remis en place.

 

Les dioxines ayant persisté dans l'environnement, elles ont contaminé des millions de personnes dans les régions frontalières du Vietnam, du Cambodge, et du Laos, provoquant des problèmes de santé. Aujourd'hui, la quatrième génération souffre encore des effets de cette pollution.


Une pile de sol excavé de 100 mètres de long, 70 mètres de large et 8 mètres de haut a été traitée, et toute la procédure a été réalisée deux fois.

Crédit photo : USAID

« L'approche adoptée dans notre projet de dépollution thermique a été jugée par l'USAID comme présentant le plus faible impact potentiel sur la santé humaine et l'environnement ». — Maiken Faurbye, Responsable Dépollution des sols, Krüger, filiale de Veolia Water Technologies

Contribuer à la protection de l'environnement dans le cadre du plus grand projet de réhabilitation d'un site minier au monde

Faro est une localité du centre du Yukon, au Canada, connue pour ses vastes étendues sauvages. Elle a aussi abrité la plus grande mine de plomb et de zinc à ciel ouvert du monde — 25 kilomètres carrés, soit une superficie à peu près équivalente à celle de la ville de Victoria, en Colombie-Britannique.

En 1998, la mine a été abandonnée par ses propriétaires, laissant au gouvernement canadien la charge d'un des projets de réhabilitation les plus complexes jamais entrepris.

Les procédés employés durant l'exploitation de la mine (de 1969 à 1998) avaient laissé derrière eux des stériles et des particules finement broyées, appelés résidus, qui se sont révélés très acides.

Or, les résidus contaminant l'eau, ils représentaient un défi de taille en matière de traitement.

Pour minimiser le risque de rejet d'eau non traitée dans la rivière Pelly, l'équipe projet a mis en œuvre des procédés de clarification afin d'éliminer l'acidité, les métaux dissous (zinc, fer et manganèse principalement) et les matières en suspension. Ceci a permis de garantir une qualité d'eau conforme à la réglementation fédérale, avant sa restitution au milieu naturel.

Le lessivage acide constituait un tel risque environnemental pour les terres et les eaux environnantes qu’un programme de réhabilitation, doté d'un milliard de CAD et s'étalant sur 40 à 50 ans, a été initié.

Plus de performances, moins de risques

Partout dans le monde, la sensibilisation accrue à la qualité des aliments conduit les agriculteurs à rechercher des solutions plus durables. Le sulfate de potassium (SOP) est un engrais certifié en agriculture biologique, de plus en plus demandé en raison de ses avantages notoires : sa teneur en chlorure est nettement inférieure et il fournit du soufre assimilable par les plantes, essentiel à certaines cultures.

Dans la région Asie-Pacifique, la demande sur ces engrais est à la hausse du fait de l'essor de l'horticulture en micro-irrigation et en serre. La société australienne Salt Lake Potash Ltd a fait appel à notre équipe pour développer le projet d'extraction de potasse de Lake Way. Il s'agit de produire du SOP à partir des gisements du lac salé asséché, en utilisant l'évaporation solaire pour concentrer les saumures hypersalines riches en potassium, avant de récolter le sel.

Pour traiter ces solides, notre équipe a conçu et fourni deux technologies d'évaporation et de cristallisation : l'une produit, par heure, 32 tonnes de cristaux de sulfate de potassium de haute pureté, l'autre recycle 54 tonnes par heure de solides afin d'obtenir une récupération maximale du potassium.

Axées sur l'amélioration de la durabilité environnementale et sur une utilisation efficace de l'énergie et des ressources, nos technologies sur mesure, qui produisent des cristaux entièrement solubles, aident les producteurs mondiaux d'engrais à optimiser leurs opérations de valorisation.

 

245 000 tonnes de SOP seront produites chaque année — ce qui est supérieur au poids de l’Opéra de Sydney.

« Au vu des tests réalisés, qui ont confirmé la viabilité du procédé, notre technologie de cristallisation permettra à ce projet phare de Lake Way de devenir la référence du secteur en matière de production de SOP de haute qualité. » — Jim Brown, Directeur général de Veolia Water Technologies Americas.


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Notre conclusion

Depuis septembre 2015, date à laquelle tous les États membres des Nations unies ont adopté les 17 objectifs de développement durable, nos progrès collectifs ont été lents.
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé à une décennie d'action pour que nous atteignions les objectifs mondiaux que nous nous sommes fixés.

Nous devons tous prendre nos responsabilités et agir aujourd'hui — pas demain — pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et assurer à tous les peuples de jouir de la paix et de la prospérité d'ici à 2030.
 

Chez Veolia Water Technologies, nous nous engageons à soutenir les objectifs de développement durable.

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